samedi 10 octobre 2015

Apple vous passera bientôt la bague connectée au doigt

Apple vous passera bientôt la bague connectée au doigt
À en croire le dernier brevet déposé par Apple, le prochain chantier de la marque à la Pomme serait celui des bagues connectées.
Après les montres et les bracelets connectés précédemment décrits, place donc aux bagues intelligentes. En pleins balbutiements, ce marché spécifique dans la sphère des objets connectés serait donc sondé parApple. C’est ce que le géant californien cherche désormais à nous suggérer avec la pose de son dernier brevet faisant état de l’intégralité des fonctionnalités potentielles de ce produit.

Plutôt alliance ou gadget ?

L'I-ring
Encore au stade de concept, cette bague connectée composée d’un petit écran serait donc une prouesse de nanotechnologie, pratique chère à la marque, avec en outre un transmetteur sans fil, un microphone, un capteur biométrique concentrés dans l’habitacle de l’objet, ainsi qu’une batterie rechargeable.
Son châssis est potentiellement composable via plusieurs matériaux différents, ce qui laisse songer à une offre de personnalisation envisagée. Il est ainsi aisé de penser aux opportunités qui s’offrent à Apple dans l’objectif  de signer de futurs partenariats avec les grands noms de l’industrie du luxe pour promouvoir ses produits. Déjà vu dîtes-vous ?
Côté fonctionnalité, la bague connectée, qui est faite pour être portée sur l’index et utilisée avec le pouce, servira de relais entre votre arsenal de produits Apple, en particulier votre iPhone. Grâce à la technologie du 3D Touch, vous pourrez, semble-t-il, utiliser discrètement votre appareil mobile dans les situations qu’ils l’obligent via votre bague connectée, à travers les réseaux Wi-fi, Bluetooth ou encore NFC (Near Field Communication, ou Communication à courte portée).
Description de la bague connectée d'Apple
Croquis de l’I-Ring figurant sur le brevet.

Rien de très novateur sur le papier donc, hormis l’interconnectivité que posséderaient les bagues connectées entre elles : dans l’exemple formulé par le brevet déposé par Apple, celles-ci pourraient opérer des actions concertées : par exemple, vous effectuez une commande vocale pour initier un transfert d’argent pour un tiers, l’action ne s’effectuera que lorsque vous lui aurez serré la main, si celui-ci est bien entendu également muni d’une bague connectée.
Pas de quoi se prendre pour Green Lantern donc, mais on peut s’attendre à certaines innovations plus parlantes au fil du développement du concept d’ici les prochains mois. D’ici là, les bagues resteront les ornements décoratifs qu’on connaît.

Facebook sort (enfin) Messenger sur Apple Watch

Il aura fallu le temps, mais Facebook a fini par porter son application de messagerie sur Apple Watch. Il devient désormais possible de lire et répondre à ses messages directement sur sa montre, comme ce qui avait été montré lors de la conférence de septembre chez Apple.
Cette version pour Apple Watch accompagne en réalité une mise à jour de l’applicationFacebook Messenger pour iOS, qui apporte désormais une compatibilité avec le système, notamment les services de recherche universelle ou de multitâche pour iPad. Du côté de la montre, donc, les interactions seront évidemment limitées par le design assez sobre et le petit écran de l’appareil, mais les utilisateurs pourront malgré tout lire leurs correspondances et y répondre soit par un message vocal, soit par une réponse simple prédéfinie, soit par un des nombreux stickers, ces images qui s’affichent dans les conversations du site. Si l’application affiche toutes les images disponibles par défaut dans l’application de messagerie, elle n’affichera en revanche que des images fixes pour les icônes censées être animées. Il est également possible de « liker » un message.
L’installation de cette application sur la montre d’Apple se fait en mettant simplement à jour l’application Messenger pour iPhone, et en autorisant son installation sur la montre de puis le menu dédié.

On Refait le Mac : Quand Microsoft veut devenir Apple


Après une semaine marquée par la keynote de Microsoft, l'équipe d'On Refait le Mac, dont votre serviteur, se retrouve pour discuter des nouveautés de Redmond. L'éditeur de Windows a dévoilé sa vision du futur, d'HoloLens à la Surface Pro 4, en passant par le Lumia 950, un nouveau genre de Smartphone, à mi chemin entre le téléphone et l'ordinateur.

Sans oublier en one more thing, le Surface Book, le premier ordinateur portable signé Microsoft. La firme de Redmond va-t-elle devenir un constructeur à part entière à l'instar d'Apple ? Est-elle cool à nouveau ? Le géant du PC, mais nain dans la téléphonie, va-t-il inverser la tendance avec ses annonces ?

vendredi 9 octobre 2015

Google accélère le web mobile pour contrer Apple et Facebook

Et de trois… Après Facebook et Apple, Google a annoncé, mercredi 7 octobre, une initiative pour accélérer le web mobile : il lance « Accelerated mobile pages », un format que tout éditeur pourra utiliser pour publier des pages qui seront lisibles beaucoup plus rapidement quand on les consulte depuis un téléphone ou une tablette. C’est une réponse à la lenteur de chargement des contenus sur support mobile, dénoncée quasi unanimement par nos partenaires, a expliqué Google à la presse, mercredi. Un sujet déjà mis en avant par Facebook et Apple quand ils ont lancé leurs initiatives Instant Articles et News.
Concrètement, le format Amp allège le poids d’une page en simplifiant les éléments techniques, a expliqué Google. Et il utilise le « cache » de Google : le moteur de recherche stockera sur ses serveurs les pages au format Amp comme il stocke déjà les pages en format classique. Mais quand un internaute utilisant un smartphone ou une tablette cliquera sur le lien d’un contenu disponible au format Amp, le fichier « caché » par Google s’affichera, très rapidement. Une démo est disponible, via mobile, à l’adresse G. co/ampdemo.

Soutien des réseaux Twitter, Pinterest et Linkedin

Pour l’heure, Google a publié les spécificités de son format, ce qui doit permettre à tout éditeur qui le souhaite de commencer à publier des pages « Amp ». Et aux robots de Google de commencer à les indexer et à les stocker en cache. Puis, « en 2016 », Google commencera à intégrer les pages « Amp » dans les résultats de son moteur de recherche.
Point important : le géant du Web et la publicité dispose de partenariats avec d’autres plateformes puissantes comme les réseaux sociaux Twitter, Pinterest et Linkedin. Sur ces derniers, les liens renverront vers les formats « Amp » des pages, quand ils seront disponibles. Par ailleurs, l’éditeur de blogs Wordpress proposera un « plugin » pour permettre une publication « Amp ».
Google précise que n’importe qui peut utiliser son nouveau forma, t mais se félicite d’avoir d’ores et déjà trente éditeurs de presse partenaires, dont le français Les Echos, l’anglais The Guardian, les américains The New York Times, Buzzfeed ou The Washington Post, l’espagnol El Pais… Une énumération qui rappelle les titres mis en avant par Apple et Facebook lors de leurs lancements de solutions mobiles.
« Les médias traditionnels doivent atteindre leurs lecteurs hors de leurs propres sites web et aller les chercher où ils se trouvent », a expliqué Mario Calabresi, un responsable du quotidien italien La Stampa, invité par Google, tout rappelant son attachement aux valeurs de « qualité et de confiance ».

Google se pose en défenseur du « Web ouvert »

En quoi la solution de Google est-elle différente de celles de Facebook et Apple ? « Nous avons une approche ouverte du Web et même open source », a expliqué, mercredi, un responsable de l’équipe « produits » de Google, Danny Bernstein, en référence aux logiciels libres dont le code est public. Pour Google, ce discours est une façon, dans sa communication, de tenter de se démarquer de Facebook et Apple, accusés en creux de proposer des solutions propriétaires, et d’être des tenants d’un web « fermé ».
L’annonce de Google apparaît donc comme une réponse aux initiatives prises par ses concurrents. Ces nouveaux services ont en commun de proposer aux grands médias de publier des articles et des vidéos directement sur ces plates-formes en échange de l’espoir de toucher un nouveau lectorat plus jeune, voire des revenus publicitaires. Ils proposent un format attractif, adapté au mobile, qui se charge plus rapidement que les articles hébergés sur les sites mobiles des médias.

La publicité, point sensible

Google, comme ses rivaux, est bien conscient que les éditeurs de contenus ont peur que publier sur une autre plateforme que leur propre site ou application leur fasse perdre une partie de leur pouvoir dans la chaîne de valeur. Et une part de contrôle sur la publicité et sur les données concernant les lecteurs. Il a donc décidé de ne prendre aucun pourcentage de la publicité qui sera montrée sur les pages « Amp ». Google assure aussi que tous les systèmes de gestion de publicité seront convertibles, même si l’on peut se demander si tous les types de bannières seront utilisables dans Amp, qui est un format allégé.
Par ailleurs Google promet que ces pages « seront comme votre site », et que les clics seront comptabilisés dans l’audience des éditeurs, à la faveur de discussions en cours avec les prestataires comme Chartbeat ou Parse.ly.
Chez Apple et Facebook, les éditeurs peuvent conserver leurs revenus publicitaires, s’ils ont eux-mêmes commercialisé leur contenu. Par contre, si l’annonceur a été trouvé par Apple ou Facebook, la plate-forme conserve 30 % des revenus. En matière de données, Facebook autorise les éditeurs à collecter des données à propos de leurs lecteurs. Apple propose aussi aux éditeurs de suivre les statistiques de leurs articles hébergés par News.

« Devenir un standard »

« Google offre toutes les possibilités de monétisation des articles publiés sur Amp : les publicités mais aussi les paywalls » donc le paiement à l’acte ou l’abonnement, s’est félicité Frédéric Filloux, ex-responsable numérique des Echos, lors de la conférence organisée par Google. Une spécificité également mise en avant par Naomi Ramirez, responsable numérique d’El Pais. « Amp a le potentiel de devenir un standard », pense-t-elle.
C’est aussi l’espoir de Google, dans la bataille qu’il livre contre Facebook et Apple, particulièrement dans le mobile, dont les audiences deviennent primordiales. Pour attirer les éditeurs de sites, les trois plateformes rivalisent en proposant des solutions aux conditions assez avantageuses. Leur concurrence est un des antidotes contre la dépendance que peut créer, pour les médias, le fait de publier sur ces grandes plateformes. Qui pourront toujours, éventuellement, faire évoluer plus tard les conditions qu’ils proposent.

EDGE, LE NOUVEAU NAVIGATEUR DE MICROSOFT, PEINE À CONVAINCRE



Il y a quelques années, Microsoft Internet Explorer se taillait la part du lion du marché des navigateurs grâce à une installation par défaut chez tout utilisateur de Windows. Le célèbre « e » bleu a été remplacé par l’icône de Edge, le nouveau navigateur du géant américain, avec l’arrivée de Windows 10. De quoi redorer un peu l’image de Microsoft en la matière, ou en tout cas repartir de zéro, Internet Explorer n’ayant pas vraiment bonne presse. De quoi assurer une présence massive et rapide ? Pas vraiment. La maturité est arrivée, et avec elle les habitudes et usages qui ont poussé les internautes vers un navigateur de leur choix et non plus vers une solution par défaut.
La preuve ? Selon Quantcast et les 100 millions de sites qu’il analyse, en juillet dernier (date à laquelle les utilisateurs des versions antérieures pouvaient télécharger Windows 10 gratuitement), Edge était monté jusqu’à 16% d’utilisateurs chez les possesseurs de l’OS. Ce chiffre a ensuite baissé rapidement pour revenir à son niveau antérieur, soit 12%. C’est Chrome, le navigateur de Google, qui arrive largement en tête avec 70% d’utilisateurs, devant Firefox, qui est lui aussi en dessous des 15%. Internet Explorer garde tout de même 5% de fans. Le passage au nouveau système d’exploitation aurait pu être l’occasion pour Edge de se faire rapidement une place dans le paysage des navigateurs, cela semble plutôt raté pour le moment… Pourtant, Windows 10 voit rapidement ses parts de marché augmenter. Détrôner Chrome s’annonce difficile, mais Microsoft a sans doute encore quelques cartes dans sa manche.
quantcast
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Intrusion de pirates chinois chez LoopPay, filiale de Samsung Pay


LoopPay est une petite entreprise du Massachusetts achetée en Février dernier parSamsung pour 250 millions de dollars. Cette petite entreprise détient la technologie de paiement par transfert magnétique sécurisé que le géant coréen utilise aujourd’hui dans son service de payement mobile, Samsung Pay. Technologie intéressante puisqu’elle fonctionne avec des moyens de payement plus anciens, comme n’importe quelle carte de crédit. L’appareil simule la bande magnétique que nous avons tous sur nos cartes de payement (la bande noire ou marron au dos de nos cartes).
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LoopPay aurait été hackée par le groupe chinois Cosodo, aussi connu sous le nom deSunshock Group, en mars dernier. Un mois après son rachat par Samsung. Cette attaque n’aurait été identifiée qu’en août par une organisation tierce cherchant des traces du groupe de hackeur dans les données de l’entreprise, et ce, malgré le fait que la brèche ait bien été détectée lors de l’attaque en mars. Les dirigeants de Samsung Pay et de LoopPay se veulent rassurants quand à la portée de l’attaque qui n’aurait pas atteint les systèmes chargés des transactions bancaires. Aucune donnée utilisateur n’aurait été compromise.
Mais deux responsables tenus au courant sur la faille et des experts de sécurité, cherchant des traces du groupe auprès des centaines de cibles infectées par le groupe dans le monde, indiquent qu’il est prématuré de dire ce que les hackeurs ont pu et n’ont pas pu faire.
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Un principe inhérent du groupe est de laisser des accès cachés dans les systèmes infectés pour pouvoir continuer leurs opérations des mois après les attaques (cela a déjà été vu lors d’une attaque contre la chambre de commerce américaine, une imprimante a continué à envoyer des données des mois après l’attaque). Dans le cas de LoopPay, les pirates étaient présents depuis plus de 5 mois quand leur présence a été identifiée dans le système.
Le 21 août, LoopPay a engagé deux équipes de sécurité pour enquêter sur la brèche et les deux équipes seraient toujours en train d’y travailler. Une des deux équipes travaillant à boucher la brèche a d’ailleurs dû quitter les locaux de l’entreprise (avec une copie des données de l’entreprise au moment de l’attaque) peu de temps après le début de l’enquête, car elle aurait regardé de trop près les systèmes de l’entreprise, ce qui n’était pas dans le contrat.
À ce jour, LoopPay dit ne pas avoir relevé d’infraction à la loi dans la mesure ou aucune donnée utilisateur n’a été dérobée. Cependant, elle indique que si un produit trop similaire à ce que propose LoopPlay fait surface ou que les hackeurs utilisent des données dérobées pour s’introduire dans les systèmes de Samsung Pay des poursuites seront engagées.
Une mauvaise pub pour Samsung toujours engagé dans guerre des smartphones avec Apple.

Comme Sony, BlackBerry se donne un an pour réussir son comeback



























Pour John Chen, le PDG de BlackBerry, le groupe canadien doit écouler cinq millions de smartphones en l’espace d’un an, sans quoi la firme devra tourner la page du mobile.
Si BlackBerry dispose encore de liquidités importantes et de nombreux services rentables, le groupe canadien ne peut se permettre de gaspiller son argent en tentant de rendre son activité mobile à nouveau rentable. Les nombreuses restructurations de la marque ont permis à John Chen d’évaluer une marge de rentabilité qui se situe autour de 5 millions de smartphones vendus par an.
Interviewé lors de l’évènement Code/Mobile, le PDG de BlackBerry a clairement laissé sous-entendre que le groupe tirerait un trait sur l’activité mobile s’il ne parvenait pas à vendre cinq millions de smartphones d’ici la fin d’année 2016. Compte tenu du fait que la marque canadienne vend environ un million de smartphones par trimestre au rythme actuel, le défi risque d’être plutôt corsé pour la division hardware, qui devra sa survie ou sa disparition uniquement à ses performances.
Bonne nouvelle cependant, l’arrivée du premier smartphone Android chez BlackBerry donne de nouveaux espoirs aux fans de la marque, qui voient dans l’arrivée du Priv le renouveau de la marque.
Reste à présent à voir si le changement d’OS sera suffisant pour relancer les ventes de smartphones BlackBerry, en chute libre depuis plusieurs années…